Puisqu'il faut un jour s'armer de courage pour affronter son destin...je te choisis mon soleil

Puisqu'il faut un jour s'armer de courage pour affronter son destin...je te choisis mon soleil
Prologue___

Je tournais la tête désireuse de comprendre comment avais-je pu en arriver là ? J'étais prisonnière de ce monde que j'avais crée où les rêves et les songes étaient maîtres, où sans saisir pourquoi l'amour était le point de mire mais en pure égoïste, j'étais passée à côté de l'essentiel : choisir ! Choisir de vivre l'un ou l'autre des deux destins que m'offrait l'existence . J'aimerais dire que la difficulté était que j'ignorais jusqu'à quel point j'étais amoureuse mais en réalité elle venait surtout de ma lâcheté, de cette partie de moi qui refusait de renoncer par crainte de regretter ! Je tenais tant à vivre le grand amour alors quand le grand amour devient double, quand deux personnes correspondent à vos envies & à vos désirs comment réussir à prendre une décision qui quoiqu'il advienne vous fera souffrir ? J'étais égoiste mais à présent j'étais là devant lui quatre ans après sachant de toute la force de mon coeur et de mon âme que je l'aimais par dessus tout et que ma destinée ne pouvait n'être qu'à ses côtés . Ses yeux balayèrent mon visage de toute la douceur dont ils furent capables et je sentis mon corps entier frémir et vibrer. Mon souffle devint saccadé et je dûs rester concentré pour ne pas vaciller. Il se contentait de me regarder cherchant dans sa mémoire si j'étais juste une apparition et rien de plus qu'un souvenir ou si j'étais bien là. Sa bouche se contracta, ses lèvres tremblèrent et il avança d'un pas dans ma direction. Je fus alors envahi par son odeur musqué et vanillé ...je pris soudain conscience
que j'avais toujours su que c'était lui alors pourquoi avoir attendu quatre ans ? Parce qu'il avait fallu me priver de lumière pour que je réalise qu'elle m'était indispensable car le monde est ma nuit quand lui est mon soleil. Il restait silencieux mais même son silence m'avait manqué. Ecouter les battements de son coeur suffisaient à me rendre heureuse . A vrai dire, j'aurais pu passer ma vie rien qu'avec la mélodie de ses palpitations sans éprouver la moindre difficulté. Il était là et c'était tout ce qui m'importait. Il baissa les yeux me privant ainsi de leur éclat foudroyant...il passa une main dans ses cheveux et d'un air triste et songeur il souffla

- Camille ?

Sa voix pure et spectaculaire résonna en moi comme le carillon d'une église. L'entendre prononcer mon prénom avec ses intonations veloutées était un bonheur sans pareil. Il rendait chaque syllabe éternelle et extraordinaire. J'étais absolument et irrémédiablement sienne.

- C'est vraiment toi ?

Je ne pus répondre tant l'émotion dans sa voix m'avait chamboulé. Les larmes s'agglutinaient au coin de mes yeux et se déversaient sur mes joues à une vitesse affolante mais la joie de le revoir m'ôtait toute pudeur, il était bel et bien là et c'était tout ce qui comptait.

- Camille ?

- Oui, c'est moi finis-je par articuler trop tremblante à mon goût

- Je...Qu'est-ce que tu fais là ? Dit-il avec l'air de reprendre contact avec la réalité que représentait ma présence devant lui

Il ne parvenait visiblement pas à réaliser que j'étais là en chair et en os. Il ne cessait de me fixer comme si il craignait de me voir disparaître si il s'autorisait à lâcher notre contact visuel ne serait-ce qu'une seconde. Je compris alors qu'il était temps que je dise tout car c'était bien la raison de ma présence, je me devais de ne plus agir en lâche...

- Je suis venue te dire que je t'aime.Je n'ai pas trouver les mots pour exprimer les sentiments qui se bousculaient dans mon coeur il y a quatre ans car j'avais peur. Peur de lire au plus profond de moi -même que tu règnais sur mon coeur, que tu étais l'astre qui faisait rayonner ma vie ! Comment aurais-je pu ? l'amour est parfois trop immense pour nos pauvres existences. Je n'arrivais à choisir entre vous deux parce que j'étais trop lâche pour admettre que j'étais amoureuse d'un amour fou, épique, éternel et dévastateur et que j'avais le droit d'y gouter mais si je devais le faire souffrir. Tu es comme un rêve j'avais si peur de me réveiller et que tu ne sois qu'un songe de plus. Je t'aime à un point qui ferait s'enfuir n'importe quel homme censé et c'est pourtant lui qui me maintient en vie dans ce monde si noir depuis que je t'ai perdu. Je n'ai survécu que grâce à l'espoir de pouvoir un jour te revoir. Je t'aime plus que mon âme ne me le permet, je t'aime assez pour te laisser vivre sans moi si c'est ce que tu désires, je t'aime pour ce que tu es, je t'aime entièrement pour tes défauts et pour tes qualités, pour tes forces et pour tes faiblesses je t'aime car tu me guides là où je n'ai jamais pu aller , je t'aime car tu me donnes la force de ma battre et la sensation que je ne lutte pas contre du vent. Je t'aime mon soleil car jusqu'à preuve du contraire tu es mon éternel et chaque jour qu'il me reste à vivre, je l'emploierai à te faire ressentir exactement la même chose.

Je repris ma respiration sans savoir si j'avais dit tout ce que je ressentais. Il me regarda longuement avant de fondre sur moi avec tendresse et de m'embrasser délicatement comme si il désirait que cet instant soit gravé à jamais dans nos mémoires. Le monde sembla s'illuminer j'étais dans ses bras, je savourais la douceur subliminale de ses lèvres, je sentais l'odeur enivrante de son corps sans conteste possible : j'étais au paradis et finalement je n'avais jamais réalisé que l'amour n'était pas une fin en soi mais le début d'une merveilleuse aventure difficile, chaotique souvent destructrice mais envers et contre tout : exceptionnelle.

# Postato mercoledì 04 novembre 2009 20:45

Modificato giovedì 05 novembre 2009 11:01

La douleur : souffrance physique ou morale insoutenable qui peut vous mener droit dans les bras d'un ami cher.

La douleur  : souffrance physique ou morale insoutenable qui peut vous mener droit dans les bras d'un ami cher.
{Chapitre 1}
Musique


Quatre ans plus tôt


Un bruit sourd résonnait dans ma tête. Je ne pouvais ouvrir les yeux tant la douleur était forte et invincible. Il me semblait que j'étais allongée par terre depuis des heures et que si je ne me décidais pas à me relever, j'allais tout simplement mourir sur le sol froid et dur de ma salle de bains. Je soupirai comme pour m'insuffler ce courage qui me manquait tant et ouvrit sans grande conviction mes paupières. Aussitôt, un rayon de soleil me pénétra dans les yeux et raviva la douleur avec intensité. Sachant d'avance que le combat était perdu, je me décidai à me relever. Doucement, je me remis sur mes pieds et m'examina dans le miroir. Une grande tâche violette obscurcissait mon oeil gauche et me rappela immédiatement la violence du coup que j'avais reçu. Les larmes ravagèrent mon visage sans crier gare . J'avais encore une fois laissé tout ça se reproduire. Je l'avais laissé recommencer. Je l'avais laissé me frapper. Hurler. Voilà la seule chose qui m'importait à cet instant précis. Je voulais hurler, me libérer de cette colère et de ce monceau de conneries qui jalonnaient ma vie. J'en avais assez de me battre mais pour autant il aurait été faux de dire que je voulais mourir. J'étais trop lâche pour oser me tuer bien que ce fut une bonne alternative. Je regardais l'heure, il était plus de 8h. A cette allure, j'allais encore arriver en retard en cours ! Je retirai mon tee-shirt blanc que je ne pouvais garder vu les tâches de sang qui s'y amoncelaient, passait un chemisier noir, et attrapait mes lunettes de soleil au vol. Le lycée n'était qu'à quelques minutes de chez moi et je savais qu'il me faudrait peu de temps pour y parvenir. Cependant , ma seule priorité était de me calmer avant de franchir le seuil de l'établissement. Dans mon lycée, j'étais appréciée sans être populaire, enviée sans être jalousée, entourée sans être reine, j'étais ce qui se rapproche le plus d'une fille normale sans artifice mais toujours conforme aux attentes. Etait-ce vrai ? Pas du tout. Je voulais être différente au lycée, je voulais paraître bien dans ma peau, je voulais que quelque soit le monde dans laquelle j'évoluais que personne ne sache la vérité. Je n'avais que 17 ans mais ma vie était tellement parsemée de mensonges noirs et désuets que parfois j'avais la sensation d'en avoir 30. Je respirais profondément essayant de canaliser du mieux possible ma colère et mon amertume. J'étais assez douée à ce jeu tant que j'avais l'impression de le pratiquer depuis des siècles. Les murs vert amande de mon lycée apparurent et comme à mon habitude, je baissais la tête pour passer inaperçue. Je n'avais aucune envie de tomber sur les bandes populaires du lycée qui ne manquerait de s'interroger sur les raisons qui m'avaient poussé à mettre des lunettes de soleil alors que la neige tombait à gros flocons dans un froid glacial et liquéfiant. C'est alors que je le vis adossé aux casiers couleur prune qui longeaient les salles de classe du premier étage. Son regard avait le don de me faire sentir chez moi. Il m'attendait comme tous les matins à l'endroit habituel mais il était différent. Ses yeux étaient différents. Je compris vite que la différence résultait de l'éclat d'inquiétude qui avait envahi son visage dès que j'étais entré dans son champ de vision. Drew Adams. Mon meilleur ami. Le seul qui mérite d'être mentionné. Son sourire félin et chaleureux me donnait toujours des frissons, son corps athlétique se mouvait avec grâce dans ses vêtements, ses yeux amande et chocolat déstabilisaient le moindre de mes muscles, sa démarche assurée et élégante bouleversait mes attentes mais plus encore sa douceur et sa gentillesse me faisaient fondre et suffisaient à mon bien-être. Il se dirigea vers moi à grandes enjambées. Il avait compris.

- Camille, dis moi que ce n'est pas ce que je crois !

Je ne pouvais articuler un mot. Cette unique phrase avait réduit à néant tous mes beaux projets et mes plus fortes défenses. J'avais surestimé ma force et mon courage comme toujours. Il ne disait rien et se contentait de me serrer avec force contre lui avec cette rage et cette tendresse mélangée qui l'animait lorsqu'il était en colère. Je me laissais aller contre lui. Je ne me souciais plus de rien quand il était à mes côtés, j'étais simplement ailleurs. Je naviguais sur une mer tranquille et calme où seul sa présence m'était indispensable.

- Je suis désolé, si tu savais comme je suis désolé dit-il la gorge serré.
- Arrêtes Drew, tu n'as pas à être désolé...Tu n'y es pour rien répondis-je tâchant de retrouver une contenance.

Il mit un terme à notre étreinte et me prit la main. Sans son soutien et son réconfort, ma vie aurait depuis longtemps perdu son sens. J'avais encore plus besoin de lui que d'oxygène pour respirer. Drew était la seule personne au monde à laquelle je m'étais permise de m'attacher.

- Il est rentré saoule hier soir ? Dit-il en grimaçant
- Comme tous les soirs...dis-je sans parvenir à cacher ma tristesse
- Il faut que ça cesse Camille. Je ne supporte plus de te voir comme ça, tu comptes trop à mes yeux pour que je le laisse te faire du mal s'indigna t-il avec force

Il voulait intervenir depuis notre rencontre. Son unique volonté était de protéger. Sa seule exigence contre toute sa tendresse, sa douceur, son écoute et son amitié était simplement que je ne souffre plus. Mon coeur s'emballait à l'idée de pouvoir vivre une existence comme toutes les jeunes filles de mon âge mais c'était impossible. Malgré la douleur et la destruction qu'il m'infligeait, cet homme était mon père.

- Non ! Je t'en prie. Restes en dehors de tout ça...le suppliais-je en luttant férocement avec cette petite voix intérieure qui m'abjurait de le laisser me sauver.
- Viens ! se contenta t-il de répondre en m'entraînant dans un coin de la cour du lycée à l'abri des regards indiscrets.

Il m'enleva délicatement les lunettes de soleil que je n'avais pas quitté et émit un grognement plaintif lorsqu'il aperçut la trace violette qui - je le sentais - avait doublé de volume en moins d'une demi-heure. Il passa un doigt sur l'ecchymose et la caressa doucement.

- Un jour, je te le promets Camille, tout ça s'arrêta et tu auras enfin la vie que tu mérites ! Promit-il solennellement.
- Tu feras partie de cette vie n'est-ce pas ? l'interrogeait-je craintive qu'il me réponde négativement.
- Je ne raterai ça pour rien au monde Dit-il en me serrant dans ces bras si fort que je crus d'abord qu'il le faisait exprès.

Le temps s'arrêta de nouveau et durant quelques minutes, je vivais dans un autre univers. Drew avait beau être réel, bon sang ce qu'il ressemblait à un rêve. Mon rêve.


Coucou à tous ! Déjà, je tiens à vous remercier de continuer à me suivre ici. C'est vraiment important pour moi. J'espère que cette histoire vous plaira même si elle est très différente de mes autres, j'espère que je ne vous décevrais pas ! Vous venez de faire connaissance avec Camille et un peu avec Drew. Qu'en pensez-vous ? J'ignore si je vais faire de Drew un narrateur, j'hésite encore ! Cela vous plairait-il ? Cette chanson est un de mes coups de coeur ! J'espère qu'elle vous plaira . Gros Bisous & encore merci.

# Postato lunedì 09 novembre 2009 07:44

Modificato giovedì 17 dicembre 2009 16:08

Fonctionnement du blog

Fonctionnement du blog




~ Tout le but de la story sera de retracer le parcours de Camille avant la scène finale qui me sert de prologue
~ Il n'y aura pas beaucoup d'articles, je vais construire ma story sur le modèle d'une nouvelle
~ Je viens de rentrer à la fac alors les mises à jour ne seront pas régulières.
~ Le personnage de Mary aura un rôle secondaire mais néanmoins important.
~ Je fais cette story pour le plaisir d'écrire pas pour avoir un maximum de commentaires mais votre avis compte énormément alors n'hésitez pas à le laisser ! :)

# Postato giovedì 05 novembre 2009 17:57

Modificato domenica 08 novembre 2009 16:11